lundi 6 juin 2011

Dracula, Bram Stoker, 1897

Nosferatu, F W Murnau, 1922


L'ORAGE

" Le refuge que m'offrait ce sépulcre me sembla une aubaine par cet orage impitoyable et j'allais y entrer lorsqu'un éclair fourchu illumina toute l'étendue du ciel. À l'instant même, aussi vrai que je suis vivant, je vis, ayant tourné les yeux vers l'obscurité du caveau, une femme très belle, aux joues rondes, aux lèvres vermeilles, étendue sur une civière et qui semblait dormir. Il y eut un coup de tonnerre, et je fus saisi comme par la main d'un géant qui me rejeta dans la tempête... Je sentis à nouveau les grêlons s'abattre sur moi. Mais en même temps, j'avais l'impression étrange de n'être pas seul... Un autre éclair aveuglant parut venir frapper le pieu de fer qui surmontait le monument de marbre, puis se fraya un chemin jusqu'au creux de la terre tout en détruisant la majestueuse sépulture. La morte, en proie à d'affreuses souffrances, se souleva un moment ; les flammes l'entouraient de tous côtés, mais ses cris de douleur étaient étouffés par le bruit du tonnerre."

                                                        Dracula, Bram Stoker. Verviers, 1975, p. 37-38



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